Marquage ITTF et liste LARC des revêtements homologués
Pour qu’un revêtement puisse être utilisé en compétition sous règlement ITTF, il doit remplir deux conditions à la fois : figurer sur la LARC (Listing of Approved Racket Coverings), la liste officielle des revêtements approuvés que la fédération publie tous les six mois, et porter imprimés sur sa surface le logo officiel de l’ITTF, le nom du fabricant et celui du modèle. La première condition est l’enregistrement administratif ; la seconde, la preuve physique que l’arbitre peut vérifier sur la raquette.
Ce qui relie les deux, c’est l’homologation. Le fabricant soumet chaque modèle à une procédure qui vérifie des paramètres comme l’épaisseur des picots, la densité de surface, la couleur, la friction et la composition chimique. Si le produit est conforme, il obtient le droit au marquage et entre dans la LARC de la période suivante. L’homologation se renouvelle tous les six mois.
Il faut préciser ce que le marquage ne signifie pas, car la confusion est fréquente. Le logo ITTF ne certifie en rien la qualité du revêtement au sens comparatif. Il ne dit pas qu’il est rapide, ni lent, ni adapté à un niveau particulier. Il dit seulement qu’il respecte les exigences techniques du règlement. Un revêtement pour débutant et un revêtement professionnel portent exactement le même logo. L’homologation est un seuil, pas une note.
La liste LARC a une particularité qui surprend celui qui la consulte pour la première fois : elle est temporaire. Chaque semestre, des modèles apparaissent et d’autres disparaissent. Les raisons sont de deux ordres. La première est économique : les fabricants paient le renouvellement de chaque modèle, et quand un produit sort du catalogue, ils cessent de le renouveler. La seconde est réglementaire : quand le règlement change — une nouvelle exigence de visibilité, une restriction chimique supplémentaire —, les modèles qui ne s’adaptent pas sont retirés.
La conséquence directe est qu’un revêtement peut cesser d’être légal sans avoir physiquement changé. Un revêtement acheté il y a des années peut ne plus figurer sur la LARC en vigueur le jour du tournoi, alors qu’il était parfaitement légal à l’époque. La règle pratique pour qui fait de la compétition est claire : le revêtement doit figurer sur la LARC en vigueur le jour du match, pas sur celle qui était en vigueur le jour de l’achat. Avant un tournoi, la prudence veut qu’on consulte la version actuelle — librement accessible sur le site de l’ITTF — et qu’on vérifie que les modèles montés y figurent.
Il existe en outre une zone intermédiaire à signaler. Certains revêtements sont vendus sans marquage ITTF : des versions destinées au marché intérieur du pays qui les fabrique, qui ne passent jamais par l’homologation. Il ne faut pas les confondre avec les versions de sélection traitées à la section 5.9 : le Hurricane 3 en version nationale, par exemple, est homologué et porte son marquage. Le joueur qui se procure un revêtement sans marquage par des circuits parallèles achète un matériel qui, strictement, ne peut pas être joué en tournoi sous le règlement international.
Le marquage imprimé est ce que l’arbitre inspecte lors du contrôle du matériel. Si le logo est effacé par l’usure — chose courante après des mois de jeu et de nettoyage —, la raquette peut être refusée alors que le revêtement est identique à un revêtement parfaitement légal. La procédure d’inspection est détaillée à la section 3.6 ; les signes d’usure qui touchent le marquage, à la section 13.5.
Pour le joueur de club sans ambition compétitive, le système fonctionne en arrière-plan : le marché est dominé par des fabricants qui produisent en vue de l’homologation, et pratiquement tout revêtement acheté dans un magasin généraliste porte le marquage sans que l’acheteur ait à s’en soucier. L’effet réel de la LARC sur le joueur de loisir, par opposition au compétiteur, est repris à la section 3.7.