OPEN TT§ 3.7 — Ce qui concerne vraiment le joueur de club
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Couverture/Partie I/Chapitre 3·3.7
§ 3.7

Ce qui concerne vraiment le joueur de club

Partie I · FondamentauxChapitre 32 min min de lecture

Le chapitre a déployé un règlement dense. Lue d’une traite, la succession de mesures, de listes, de détecteurs et de scellés peut donner l’impression que quiconque fait de la compétition porte tout ce dispositif sur ses épaules. Ce n’est pas le cas. L’essentiel de ce dispositif ne fonctionne que dans les tournois qui appliquent intégralement le protocole ITTF — championnats du monde, championnats continentaux, circuit WTT, phases finales de certains championnats nationaux —, comme l’a décrit la section 3.6. En dessous de ce niveau, le contrôle se réduit à une inspection visuelle du marquage lors de certains matchs, et dans les tournois régionaux, les tournois ouverts de club ou les championnats départementaux, il disparaît en pratique.

De tout ce que traite le chapitre, trois questions concernent concrètement le joueur de club, et le marché les règle toutes les trois. Que son revêtement figure sur la LARC en vigueur (3.4) compte s’il joue en compétition sous règlement ITTF, et n’a aucune importance s’il ne joue qu’au club. Que l’épaisseur totale ne dépasse pas 4,0 mm (3.2) est une garantie que les marques homologuées fournissent d’office. Que les deux faces soient de couleurs différentes, avec le noir obligatoire sur l’une (3.3), se règle aussi en achetant des revêtements neufs du marché actuel. Ce sont trois exigences qui paraissent sévères dans le texte et que l’amateur reçoit, en pratique, toutes faites.

Trois points, en revanche, méritent une attention active, car ils ne sautent pas aux yeux à la lecture du règlement. Le premier : le marquage doit rester lisible. Un revêtement dont le logo ITTF s’est effacé à l’usage — un phénomène traité à la section 7.5 — peut être refusé même s’il est parfaitement légal par ailleurs. Le deuxième : la surface de frappe doit rester plane. Altérer la planéité de la palette, que la section 3.1 pose comme exigence, fait sortir la raquette du cadre réglementaire sans qu’elle paraisse différente à l’œil. Le manche n’est pas soumis à cette exigence : comme le règlement ne fixe aucun poids, le lester avec du plomb n’est pas interdit en soi. Le troisième : le boosting place le joueur dans une zone hostile du point de vue réglementaire (3.5) ; cela ne le touchera pas dans un tournoi de club, mais peut le toucher s’il monte de niveau. L’histoire complète du boosting est développée au chapitre 14.

Le joueur licencié qui dispute un championnat par équipes régulier sans viser le haut niveau occupe un territoire intermédiaire. Son championnat suit le cadre ITTF, mais l’applique avec les moyens dont il dispose, qui sont en général modestes. Une inspection peut apparaître lors d’un barrage ou d’une rencontre de montée ; rarement lors d’une journée ordinaire. La règle prudente : mieux vaut avoir un matériel en règle même si, dans quatre-vingt-dix pour cent des matchs, personne ne le vérifie, car les dix pour cent restants — ceux qui comptent le plus — sont justement ceux où le contrôle a tendance à apparaître.

Ainsi s’achève la partie I. Le règlement trace le périmètre à l’intérieur duquel existe tout le matériel de ce livre, mais il n’explique pas ce que fait chaque pièce quand la balle la frappe. Cette question fait l’objet de la partie II, qui ouvre le revêtement de l’intérieur à partir du chapitre 4.